La science-fiction est un genre littéraire extrêmement vaste, bien plus qu’on ne l’imagine au premier abord. C’est pourquoi il est important de le classifier en sous-genres pour permettre de voir plus en détail ce qu’il en est vraiment.

À la lecture de ce terme, beaucoup penseront à la saga culte « Star Wars ». Mais cela ne représente qu’une infime partie de ce que la science-fiction peut vous offrir ! En effet, depuis près de 150 ans, nombre d’auteurs écrivent des œuvres toutes aussi originales les unes que les autres. On y retrouve alors clairement, de nos jours, des classiques comme Jules Verne, précurseur du genre grâce à ses romans d’anticipation.

Invasion par moonworker1.
Invasion par moonworker1.

Qu’est-ce que la science-fiction ?

Une œuvre de science-fiction est construite sur la base d’un univers imaginaire familier où le temps du récit n’a pas d’importance. L’histoire peut en effet se dérouler dans le passé, le présent ou le futur (le plus souvent utilisé).

Cet univers imaginaire tire son inspiration du monde actuel et le prend souvent comme modèle pour créer une fiction réaliste. Dans tous les cas, les événements du scénario feront intervenir des éléments scientifiques plus ou moins complexes et nombreux.

Dans le cas d’un roman de science-fiction spéculative, l’auteur a choisi de mettre en avant l’aspect humain (psychologie, philosophie, vie politique et sociétale) où les éléments scientifiques, bien que présents, ne seront clairement pas dominants.

C’est tout le contraire de la « hard science-fiction » où l’accent est mis sur la documentation et la rigueur scientifique.

 

Les thèmes abordés par la science-fiction.

Il existe toute une panoplie de thèmes que la science-fiction peut englober. Toutefois, certains thèmes sont davantage mis en avant :

  • L’exploration spatiale : les contrées terrestres étant devenues un lieu trop classique, la conquête d’autres systèmes solaires permet d’y intégrer des races extraterrestres, des voyages intergénérationnels et de créer des mondes radicalement différents du nôtre.
  • La découverte d’espèces extraterrestres : humanoïdes ou non, les possibilités qu’offrent cette thématique ont inspiré de très nombreux auteurs.
  • La robotique et les intelligences artificielles : le développement des nouvelles technologies a fait réagir des auteurs. Quelle sera la place de l’être humain avec l’arrivée de ces nouvelles machines douées de conscience ?
  • La société et la politique : cela peut concerner aussi bien la politique, la guerre que les mondes post-apocalyptiques où les problèmes sociaux y sont développés. Ce thème souvent lié à la dystopie.
  • Le temps : Se projeter dans le temps pour en modifier un élément est la base de ce thème. L’uchronie, qui se caractérise par un passé alternatif, en est un bon exemple. Des genres tels que le steampunk ont pu y voir le jour.
  • L’humain : les changements humains liés à l’utilisation des technologies et des sciences. Les hommes-machines, les super-pouvoirs ou l’impact de l’immortalité sont souvent abordés.

 

Quels sont les sous-genres de la science-fiction ?

  • Le space opera : pendant l’apogée de la conquête spatiale, ce thème était devenu très récurrent. L’aventure y est prédominante, située souvent dans un contexte de colonisation d’autres planètes, de guerres intergalactiques ou d’exploration de mondes extraterrestres.
    La majeure partie de l’histoire peut se dérouler dans un lieu clos (vaisseau spatial) qui peut toutefois abriter toutes les caractéristiques de notre planète (lacs, cultures, habitations, gravité) comme dans Le Papillon des Étoiles de Bernard Werber.
  • Le steampunk : XIXème siècle alternatif, technologiquement avancé, où la révolution industrielle bat son plein avec l’utilisation du charbon et des machines à vapeur. Les matières nobles, telles que les métaux (cuivre, laiton) et le cuir sont des éléments de choix couramment utilisés. En effet, le pétrole n’existe pas ou n’a pas encore été découvert. Le steampunk fait parti des uchronies, dans le sens où il s’agit d’un passé qui a été modifié. Grâce à sa popularité en littérature et au cinéma (par exemple : À la croisée des mondes de Philip Pullman), il mérite désormais sa place en tant que sous-genre à part entière.
Tesla City par eddie-mendoza.
Tesla City par eddie-mendoza.
  • L’uchronie : un moment de l’Histoire est repris comme base pour être remodelé en y modifiant des éléments (l’invention précoce de l’électricité, des conflits majeurs, des personnalités qui réussissent ou échouent dans leur idéologie, etc…). Ainsi, un passé alternatif résulte des choix de l’auteur. Ce sous-genre permet de véhiculer un portrait fidèle des sociétés de l’époque, avec leurs craintes et leurs espoirs.
  • La dystopie : la société est conçue de telle sorte que ses citoyens subissent les choix du gouvernement en place, les empêchant d’atteindre le bonheur. Les moyens de pression sont nombreux : militarisation importante, division de la société, lois impartiales. On peut citer les célèbres romans comme la série Divergent de Veronica Roth ou la saga Hunger Games de Suzanne Collins.
  • Le post-apocalyptique : dépeint le monde tel qu’il serait après une catastrophe majeure. Guerre nucléaire totale, chute d’un astéroïde, épidémies dévastatrices, méfaits du climat et de la pollution, les possibilités sont nombreuses. L’accent est mis sur l’organisation de la société, mais surtout sur l’évolution de la nature humaine dans une telle situation. Parfois, un seul être humain survit et il lutte quotidiennement pour sa survie : Je suis une légende de Richard Matheson.

Et vous, quels sous-genres appréciez-vous le plus dans la science-fiction ? Quelles histoires vous ont-elles le plus marquées ?

2 commentaires

  1. Les genres que je préfère sont l’uchronie, le post-apo, la dystopie.
    Autrefois, j’appréciais le genre space-opéra. J’avoue que je prends toujours plaisir à lire certains auteurs. Le huis-clos spatial de « Déluge » et « Arche », par exemple, était intéressant et la fin amusante. Tout ça pour ça, se disait-on.

    Dans le post-apo, je retiens « les Douze » de Justin Cronin (et pourtant, les histoires de vampires me font reculer, mais là, je me suis laissé prendre au jeu). « Les derniers Hommes » de Bordage, ce road-movie improbable d’une tribu de chercheurs d’eau sur une planète où toutes les sources ont été contaminées par une guerre nucléaire. Et bien sûr « Malevil » de Robert Merles.

    Une série que j’ai lue autrefois et qui m’a bien marqué : « le monde du Fleuve » de Phillips-José Farmer. Je devrais relire pour voir comment ça a vieilli…

    • Quentin Répondre

      Merci pour ton commentaire. Que de bons titres en effet, même si ma culture en science-fiction est encore un peu bancale. Je ne connais que Bordage, que j’ai déjà eu l’occasion de lire.

      Je prends note en tout cas. Tu m’as donné envie de découvrir tout ça. Ce ne sont pas des romans que je lis habituellement mais tu les vends très bien ! 😊

Commentaires

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