Christie Golden est une habituée du genre. Après avoir écrit nombre de romans sur des séries telles que Star Trek ou Star Wars, cette joueuse passionnée de World of Warcraft et de Starcraft a rédigé nombre d’ouvrages sur ces univers riches et complexes, permettant de démystifier le genre et d’en apprendre davantage sur l’histoire de ces jeux-vidéos.

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Quatrième de couverture :

Dans le monde de Draenor, le très indépendant clan des Orcs Loups-de-Givre est confronté à des hivers de plus en plus rigoureux et à la disparition de ses troupeaux.

Lorsque Gul’dan, un mystérieux étranger, arrive avec la promesse de nouveaux territoires de chasse, Durotan, le chef du clan, va devoir prendre une cruelle décision : faire confiance à cet inconnu et abandonner le territoire, les traditions et l’indépendance de son peuple.

Legendary / Panini Books – 299 pages – 8,90 euros.

 

Depuis des temps anciens, les Loups-de-Givre et leur chef nommé Garad, vivaient paisiblement dans un univers baigné de glaces éternelles. Le monde de Draenor était leur berceau. En changer paraissait impossible, tant pour leurs coutumes que pour leurs propres vies.

Dans un environnement qui évolue lentement vers le chaos, un orc, Gul’dan fait son apparition sous la bannière des pourparlers pour inviter Garad à une importante discussion : celle d’une vie, ailleurs, loin de leurs terres natales, ou tenter de survivre, chez eux, alors que rien ne porte à croire que le danger est sur le point de tonner à leurs portes.

Étant moi-même joueur de World of Warcraft, je n’ai pas attendu très longtemps pour aller voir le film « Warcraft : le commencement ». C’est après-coup que je me suis rendu compte qu’un prologue à l’adaptation cinématographique existait. C’est pourquoi je me le suis procuré pour tenter d’approfondir l’histoire précédant le film.

Le début du roman prend place dans la Crête de Givrefeu, une région nordique du continent de Draenor. Comme son nom l’indique peut-être, cette terre est principalement enneigée et semble vivre dans un hiver permanent. C’est en son cœur que vit une tribut d’orcs farouchement indépendants : les Loups-de-Givre.

Installés depuis très longtemps, on ignore tout de leur découverte des lieux et de leur histoire passée.

Ces derniers vivent en harmonie avec leur terre : ils connaissent les lieux de chasse fréquentés par leurs proies dont ils se nourrissent. Et plus que tout au monde : leur principal chaman (Drek’thar) communique avec les esprits des éléments : l’eau, la terre, le feu et la vie.

Mais alors que les hivers devinrent plus durs et rigoureux, un orc nommé Gul’dan demanda à s’entretenir avec Garad, chef du clan, sous la bannière des pourparlers. Cette dernière fait parti intégrante des coutumes des Loups-de-Givre et offre protection et nourriture à celle qui l’invoque.

Durotan, un chef de clan emblématique sur les traces du passé…

Connaissant le jeu et la zone où se déroule l’histoire, j’ai sûrement été influencé à voir ce monde d’une autre façon. Ce qui m’a aidé à visualiser clairement les descriptions présentes dans ce roman.

Je n’ai pas été déçu par ce livre, qui raconte une large partie de l’histoire des Loups-de-Givre. Peut-être parfois tellement, que le début en paraît très descriptif. Il n’y a pas beaucoup d’actions qui s’enchaînent. Mais ce défaut est vite corrigé lorsque l’élément perturbateur est mis en place.

Je regrette toutefois le manque de suspens sur le milieu de l’histoire. Il apparaît très bien vers la fin du livre, où se trouve son climax. Si bien que dépassé les deux tiers des pages, il devient alors très difficile de fermer le livre pour le reprendre plus tard.

Côté univers, le tout est vraiment immersif et les descriptions comme les longs dialogues ne sont pas en reste et permettent de donner une profondeur bien venue aux personnages principaux. Quelques autres personnages sont également mis en avant au gré des pages.

On ressent réellement l’envie du clan des Loups-de-Givre à demeurer chez eux avec leurs traditions bien établies, ainsi que la volonté de Durotan de suivre la voie de son père Garad. Pour que cet appel de Gul’dan qui apparaît au départ comme une blague de mauvais goût, devient un enjeu vital pour la survie de ce peuple.

En bref, une initiation au film que je recommanderais volontiers aux fans du genre comme aux novices en la matière. Le nombre de personnages et de noms pourrait en rebuter plus d’un. Il suffit juste de s’accrocher sur les premières pages pour lier chaque personnage avec son loup et les noms de ses armes (oui, leurs armes aussi portent des noms à rallonge).

Ce détail passé, l’histoire se développe et prend en envergure au fil des pages pour vous attirer jusqu’à son final. Et peut-être adopterez-vous la suite de ces longues aventures ?

Quentin Turquet

Blogueur littéraire

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Des conseils de lecture sur tous sujets. Du développement personnel aux romans de science-fiction. Découvrez ma passion pour la lecture, l'écriture et les expériences extraordinaires, au-delà du paranormal et des rêves lucides !

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