Une Heure Lumière : Hors-série 2018Une Heure-Lumière, c’est la distance que parcourt un photon dans le vide en 3600 secondes, soit plus d’un milliard de kilomètres… Faire voyager vite et loin le lecteur, voilà l’ambition de cette collection inédite, tant par la forme que par le fond, devenue emblématique des éditions du Bélial’ en moins de trois années d’existence. Une collection ici fêtée avec ce premier hors-série introduit par Olivier Girard, son maître d’œuvre, au côté duquel on retrouvera aussi Aurélien Police, la source de son identité graphique, Ken Liu, l’un de ses auteurs référents, sans oublier un catalogue et une présentation exhaustive de l’ensemble des titres déjà parus sous ses désormais fameuses couvertures mouchetées.
Une heure-lumière… avec les étoiles pour objectif !

Le Bélial – Issu d’une opération promotionnelle – 96 pages.

Un hors-série fabuleux, avec une novella entourée de deux grandes personnalités dans le monde de la collection Une Heure Lumière !

Le hors-série 2018, toute une histoire… J’ai eu du mal à me le procurer, sachez le. Déjà, parce que j’ignorais presque tout de son existence au moment où il est sorti, et parce que je ne jugeais pas utile de l’avoir en ma possession. Mais quelle erreur. Surtout quand on a un caractère parfois changeant comme le mien. Je ne suis pas collectionneur d’habitude, mais il me le fallait absolument, surtout pour pouvoir lire la nouvelle de Ken Liu.

Alors, j’ai tout essayé. Sites et applications de vente entre particuliers, appel sur Twitter, rien, nada, que dal, et même pas moyen de le trouver en ebook, ma vie était finie… J’ai donc décidé de lancer une commande sur le site du Bélial pour recevoir le hors-série 2019, ainsi qu’une autre sur un autre site pour pouvoir, peut-être un jour, échanger un 2019 contre un 2018… Sauf que, de ce second site, j’ai reçu un hors-série 2018 ! Un fond de stock, pile poil ce qu’il me fallait. C’est fou comme la vie est bien faite parfois.

Les mots d’Olivier Girard, créateur des éditions Le Bélial

Au cœur de ce hors-série, il y a la parole d’Olivier Girard, créateur de la maison d’édition Le Bélial, en plus d’être rédacteur en chef de la revue Bifrost. Cet avant-propos explique l’amour d’Olivier pour les textes courts, ainsi que la naissance de la collection Une Heure Lumière. Cette dernière a eu un temps de gestation plutôt long, mais il fallait aussi que le public se fasse et que les lecteurs francophones soient de la partie pour apprécier des novellas de science-fiction. Tout a été un pari. De la fondation de cette maison d’édition jusqu’à la publication de textes courts, le genre de la science-fiction peut effrayer ceux qui désirent y lancer des projets de telle envergure. Sans cet amour et cette volonté, je ne serais pas, moi-même, un adorateur de cette collection !

Entretien avec Aurélien Police

J’ai beaucoup apprécié l’entretien réalise avec Aurélien Police, illustrateur officiel – et unique – de la collection Une Heure Lumière. C’est toujours une joie de découvrir une nouvelle publication, mais aussi de voir à quel point la couverture est magnifique. Je suis toujours fasciné devant la beauté de cette collection. Dans cet entretien, il y a de quoi en apprendre davantage sur Aurélien, sur son parcours, sa façon de travailler et de colorer ses illustrations, ainsi que sur ses projets à venir. En tout cas, il m’a fait réaliser une chose, qui est véridique, peu de blogueurs parlent des illustrateurs et des couvertures dans leurs chroniques. Je vais tenter d’arranger ça, sans promettre quoi que ce soit ! 😛

Sept anniversaires, de Ken Liu

Ken Liu est un auteur que j’apprécie, et que je connais au travers de ses textes : L’homme qui mit fin à l’histoire et Le regard. Sept anniversaires est une nouvelle de science-fiction surréaliste, voire même lunaire si je puis dire. C’est un récit porté sur le transhumanisme, avec le téléchargement de la conscience dans un support informatique. Le fait de pouvoir numériser la vie devient alors fondamental dans une quête impossible : celle de sauver la planète de notre présence un peu trop envahissante. Ce texte est découpé en sept courts chapitres, dont chacun évoque l’anniversaire de la narratrice à des dates différentes. Et là, même sans bouger de votre siège ou de votre lit, vous allez décoller dans l’espace-temps. Le temps ne semble même plus être un problème sur un support numérique, toute relativité temporelle devient caduque.

Ce récit est poignant, grâce au personnage de Mia, dont les parents n’ont pas toujours été présents pour elle. J’ai ressenti sa souffrance et sa volonté de disposer d’une famille normale, sans pour autant toucher du doigt cette possibilité. Il y a aussi sa mère, dont l’état de santé se détériore avec l’avancée temporelle alors que le numérique n’est pas encore totalement entré dans l’histoire. Ce sont les deux figures fortes. Même si le texte est court et les descriptions des personnages succinctes, les mots sont choisis avec soin pour impacter.

L’auteur use de ses talents de conteur pour insérer des concepts scientifiques dans son intrigue. De quoi donner un léger aspect hard science-fiction. J’ai été stupéfait par ses explications claires et ses descriptions fascinantes. La beauté des images transmises par cette nouvelle vaut le détour. Je suis heureux d’avoir eu la chance de pouvoir tomber sur ce livre ! 😀

Ma note : 5/5

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Quentin

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Chroniques audiovisuelles, escapades culturelles et chroniques littéraires des littératures de l'imaginaire : Science-fiction, Fantasy et Fantastique - SFFF.

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