Fantastique

Troisième Humanité, de Bernard Werber


La planète se meurt. Les actualités n’en démordent pas. Les catastrophes s’enchaînent jusqu’à n’en plus finir. Dans le chaos annoncé, un seul espoir subsiste : celui d’un concours porté sur l’évolution de l’espèce humaine.

Troisième Humanité, de Bernard WerberNous sommes à l’ère de la deuxième humanité.
Il y en a eu une avant. Il y en aura une… après.

Roman : Troisième Humanité
Auteur : Bernard Werber
Pages : 584
Éditeur : Albin Michel

Ce premier tome nous met en condition dès le départ. Le monde va mal et cela se ressent ! Au travers des journaux télévisés, un écran ouvert sur l’état de la planète se laisse contempler. Rien ne va pour Karachi, la source principale de revenus du Pakistan. Frappée par un important tremblement de terre et suivi d’un tsunami de grande envergure, personne n’a su contrer les éléments.

Pendant ce temps, enfoncée dans les tréfonds de l’Antarctique, une petite équipe est sur le pied d’œuvre. L’expédition baptisée Charles Wells, nom du chercheur à la tête de l’escapade, veut prouver l‘existence d’une humanité précédente. Selon ses études, la mythologie ancienne ne serait pas que pure fantasme, mais une réalité oubliée.

Comme Ulysse tuant le dernier cyclope, ces êtres dont la taille n’avait rien à envier aux petits humains. Là est bien le sujet de l’étude : la grandeur de ces hommes qui auraient autrefois peuplé la terre. Ils seraient là, cachés quelque part dans les glaces éternelles de l’Antarctique.

Charles, suivi de son équipe et dont les péripéties sont retransmises en direct sur le Canal 13, découvriront bien plus qu’ils ne l’espéraient. Il avait raison sur une chose : il existait bien un lac souterrain, immense, sous l’épaisse couche de glace.

Très vite, ils seront entraînés dans une chute qui les conduira plus profondément encore. Le monde, rivé à son écran, était encore loin de se douter de ce qui allait bien pouvoir passer par les ondes. Un corps intact, conservé dans une glace translucide, était offert à leurs regards.

Son fils, David, s’est décidé à participer au concours de l’évolution à l’université de la Sorbonne. De nombreux candidats attendent leur tour et beaucoup de projets émergent. Tous ayant le même lien : faire évoluer l’homme pour le rendre plus résistant à de futures catastrophes.

Une prise de position juste et surprenante

Troisième humanité a un réel fond de vérité. Bernard Werber a voulu faire passer ses messages de manière simple et intelligente.

Alors que les candidats s’affrontent pour remporter le concours, le choix des jurés s’annonce comme une évidence. L’un des projets à gagner le prix se nomme « Fontaine de jouvence ». Ce dernier propose de réinitialiser le corps humain en réparant tous les organes pour leur procurer une seconde jeunesse. Ce système s’avérerait être illimité et serait la voie vers l’immortalité.

Sauf que cette idée ne s’attaque pas aux problèmes réels, mais contribuerait à aggraver la situation en la contournant. Ainsi, Bernard Werber nous prouve encore une fois son engagement envers l’environnement et la gestion des ressources mondiales jugée comme foireuse.

Dans ce roman, la planète terre joue un rôle central, puisqu’elle est dotée de la parole ! Aucun être humain ne l’entend, mais au travers du narrateur omniscient, les lecteurs sont capables de lire ses pensées.

C’est là que se réveille à nouveau le génie de l’auteur envers la nature. La planète se contrôle et les catastrophes naturelles sont en réalité ses volontés. Via l’éternel jeu du « tu m’attaques, je réplique », chaque acte des Hommes a une répercussion sur la Terre. Cette dernière finira par répliquer pour faire comprendre qu’elle est vivante et qu’elle ressent la douleur qu’on lui inflige.

En bref : une histoire palpitante riche en savoir !

Dès les premiers paragraphes, on se sent comme happé par l’histoire. Difficile de se résoudre à remettre sa lecture à plus tard. D’autant plus que Bernard Werber manie le verbe comme personne. Il sait transporter le lecteur tout en faisant oublier les mots. Par son écriture imagée, se projeter dans les scènes est alors un réel plaisir.

Personnellement, je n’ai ressenti aucun moment de flottement. Les expéditions dans les pays étrangers et les surprises sont nombreuses. J’apprécie également la naissance des petits humains. Depuis leurs débuts en ce monde, en passant par la construction de leur village, leur crise d’adolescence jusqu’à leur voyage à l’extérieur, tout est manigancé avec passion.

Bien sûr, il ne faut pas oublier les interludes. L’encyclopédie du savoir relatif et absolu fait partie de l’aventure et nous instruit. Rien n’est laissé au hasard, car tout est lié à l’histoire et permet même de la compléter. Que demander de plus ?

Troisième humanité est un roman d’anticipation à se procurer d’urgence !

Fantasy
Aeternia – L’Envers du Monde, de Gabriel Katz
Dystopie
La Dernière Guerre – 49 jours, de Fabrice Colin
Jeunesse
Strom : Les Portails d’Outre-temps, de Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas
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