Time Riders – Tome 3 : Code Apocalypse, de Alex ScarrowLiam O’Connor aurait dû mourir en mer en 1912. Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010. Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.
Mais à la dernière seconde, une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne modifient le passé… et ne détruisent notre monde.

La découverte d’un manuscrit codé va les plonger dans une époque troublée, celle du règne de Richard Coeur de Lion. Les Time Riders parviendront-ils à sauver le Royaume d’Angleterre ?

Nathan – 456 pages – 15,95 euros.

Un Time Riders qui nous emmène dans les limbes du Moyen-Âge, vers la conquête du Saint Graal !

Cela faisait déjà quelque temps que je n’avais pas tenu entre les mains un roman de la saga Time Riders. Me voilà embarqué dans la lecture de ce troisième tome. Je dois dire que mêler de la science-fiction avec le voyage dans le temps avec de l’histoire, c’est quelque chose qui me plaît énormément ! J’ai toujours une hâte folle de poursuivre ma lecture de cette série.

Un homme faisait le show. Il allait entrer dans une cage de verre et disparaître sous les yeux du maigre public composé de journalistes. Anna Lopez le regardait en le prenant pour un illuminé. Dans la salle, un reporter scientifique, un éditeur et d’autres personnes triées sur le volet. Tous avaient reçu une invitation pour se rendre à la Galerie Larkham. Anna pensait à cet endroit comme un lieu chaleureux, où des petits fours auraient accompagné des boissons de qualité. Mais Anna ressentait de la déception en entrant. Un alignement de chaises en plastique dans un entrepôt sinistre. Voilà qui ne donnait pas envie de rester ici plus longtemps que nécessaire. L’homme venait de brancher la cage, le courant se redistribuait ensuite autour de lui.

Les gens présents dans la salle étaient sceptiques. L’homme sur la scène s’appelait monsieur Waldstein. Il essayait de convaincre l’assistance que son expérience n’était en rien comparable à un tour de passe passe. Il allait disparaître pour apparaître dans un autre endroit, le temps d’une minute. Toutefois, la ligne temporelle allait être modifiée. Cela ne serait pas une téléportation, mais un voyage dans le temps. Le public voulait s’en aller. Personne ne le croyait. Il actionna la commande de lancement de la machine. Un assemblement complexe de tuyauteries qui se mit à bourdonner. Tout le monde craignait que Waldstein soit vaporisé sur place, devant eux. D’un coup, Waldstein disparut, laissant la cage de verre vide…

Une intrigue au suspense intense qui ouvre la voie à des personnages secondaires fort intéressants !

Encore une fois, j’ai été stupéfait par cette saga. J’espère sincèrement que ça va durer le plus longtemps possible sans jamais s’essouffler, parce que je prends un plaisir dingue à la lire. J’ai pu retrouver mes personnages favoris, avec Sal, Maddy, Liam, sans oublier les auxiliaires de mission Bob et Becks ! Même s’ils ne sont censés être que des robots organiques, ils sont néanmoins fort présents et apparaissent, à mes yeux, comme des personnages principaux à part entière. Tout commence avec un homme, Waldstein, qui démontre la possibilité de voyager dans le temps. Même si le chaos prend peu à peu la place de l’enthousiasme, les convives de cet événement sont effrayés. Cette scène figure dans le prologue, qui laisse perplexe tellement il reste flou. Par contre, en cours de lecture, il va prendre tout son sens jusqu’à ce que vous pensiez : « Aaaaahh, mais c’est lui là, comme c’est bien fait ! » Ou quelque chose de ce genre là ! 😛

Ce troisième tome, nommé Code Apocalypse, porte bien son nom. Une mission de la plus haute importance va se dérouler en l’an 1194, alors que la guerre fait rage entre l’Angleterre et la France. En ces temps de croisades, le Saint Graal est au cœur de toutes les discussions. Les Templiers ne sont pas là pour rien, et Richard Cœur de Lion est aux aguets pour décoder le Graal et accéder à une puissance incommensurable. Oui, parce que de nos jours, le Graal est assimilé à un récipient. Sauf qu’il pourrait bien être un tout autre objet. J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur parte d’une base réaliste. Le manuscrit de Voynich est réel, et personne n’arrive, pour le moment, à le déchiffrer. Dans ce roman, il pourrait bien s’agir d’un code pour venir à bout des symboles étranges inscrits sur le Graal, qui est lui-même un parchemin.

Cette appropriation d’un objet célèbre par-delà les siècles permet de se poser de nombreuses questions. Pouvoir vivre à l’époque de Jean sans Terre et de Richard Cœur de Lion est quelque chose d’exceptionnel, tellement les descriptions et les décors sont retranscrits avec soin. Évidemment, je ne suis pas historien, alors ma critique vaut ce qu’elle vaut. J’ai quand même été bluffé. J’aime aussi le fait que chaque roman passe d’une mission à une autre, sans qu’il n’y ait de routine qui s’installe. Chaque intrigue est différente et offre de nouvelles perspectives historiques. J’ai été emballé par la qualité de cette uchronie, mais peut-être un peu moins par cette fin qui laisse planer encore bien trop de mystères… Il n’y a plus qu’à se jeter sur la suite !

Ma note : 5/5

Quentin

Blogueur littéraire

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Chroniques audiovisuelles, escapades culturelles et chroniques littéraires des littératures de l'imaginaire : Science-fiction, Fantasy et Fantastique - SFFF.

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