« Un jour, vous les humains, vous comprendrez que nous les chats devons prendre votre place. Alors moi, Bastet, je serai votre Reine. »

Albin Michel – 464 pages – 21,90 euros.

Un second tome alarmant pour l’avenir de notre planète et le règne humain !

Tous les ans, c’est devenu comme un rituel, j’attends la sortie du petit nouveau de Bernard Werber pour pouvoir le découvrir. Même si j’ai clairement du retard par rapport à sa date de sortie, j’ai su me prémunir pour éviter tout spoil et profiter pleinement de la suite du roman Demain les chats, que j’avais également chroniqué sur le blog.

J’adore les couvertures des romans de Bernard Werber, elles sont toujours très épurées. Inutile de se demander quel est ce chat gris aux yeux bleus en illustration sur ce livre, vous ne le saurez qu’en arpentant les mots de cette histoire. J’avais été agréablement surpris par ce premier tome, Demain les chats, où le rôle des chats semblait bien supérieur à celui des humains. On apercevait tout au travers du point de vue des félins. Il y avait aussi cette notion de rêves, chère à mes yeux, qui commençait à prendre une place majeure dans cette histoire. Toutes ces choses, et bien d’autres, ont su éveiller ma curiosité sur certains points.

Il est maintenant temps d’embarquer dans la suite des aventures de chats valeureux qui tentent de repousser les assauts ennemis avec bravoure !

Les animaux prennent une importance majeure dans cette intrigue, alors que le genre humain tend à décliner…

Et voici que s’achève ma lecture du second tome de la saga de Bernard Werber portant sur les chats ! Je peux même vous dire que ce n’est pas le dernier. Comme quoi, les chats n’ont pas encore fini de faire parler d’eux ! C’est un deuxième opus aussi rafraîchissant que son prédécesseur, où les événements reprennent où on les avait laissé, c’est à dire sur l’île des Cygnes. Et ça recommence bien mal pour nos amis félins. Leurs ennemis, le peuple des rats, est bien déterminé à prendre l’ascendant pour conquérir leur monde et imposer leurs idées, aussi néfastes soient-elles. On assiste à une véritable métaphore guerrière, où une guerre totale explose aux yeux de tous, où toutes les espèces sont concernées par les changements majeurs qui se produisent. Les êtres humains sont dans une impasse terrible. L’ambiance qui règne dans ce monde est digne d’un film post-apocalyptique. La survie devient un enjeu majeur, pourtant semé d’embûches insurmontables…

Les rats sont malins, clairement, peut-être pas autant que les chats et les humains, mais ils ont l’avantage du nombre. Pythagore, doté de son Troisième Œil, une interface USB connectée à son cerveau, incarne la tête pensante du peuple des chats. Il connaît beaucoup de choses, et surtout, il peut communiquer avec les humains. Bastet, quant à elle, reste fidèle à elle-même. Elle commence à comprendre en quoi son rôle est important, et va le prendre à cœur pour se rendre indispensable dans ce monde en rapide évolution. Même si parfois, elle a tendance à m’énerver, je mets ça sur le fait qu’elle soit une chatte, et que ses pensées sont éloignées des mœurs humains. Heureusement, sa maîtresse, Nathalie, va lui venir en aide pour lui mettre du plomb dans la tête ! D’ailleurs, la relation entre Bastet et Pythagore commence à devenir intéressante grâce à l’évolution caractérielle de Bastet. Dans l’ensemble, j’ai trouvé cette intrigue plutôt réussie, même si les schémas se répètent lors de l’attaque des rats sur l’île des Cygnes, puis, plus tard, avec un déménagement sur une autre île voisine. Il n’y a pas eu de réelle surprise.

L’auteur a tout de même su créer des moments “les héros sont vraiment, mais alors vraiment dans la mouise”, alors que, sur la fin, l’univers et les planètes se sont toutes alignées pour que tout se passe à merveille. Oh, tiens, pile poil ce qu’il fallait, juste sous nos pieds, et puis, tous les humains se retrouvent à gérer parfaitement bien une discipline sportive parfois chaotique pour certains. Ils ont sûrement senti le vent tourner, alors ils se sont entraînés bien avant. Bref, j’ai été habitué à mieux venant de cet auteur. Ce que je ne peux pas lui retirer, c’est sa capacité à transmettre du savoir, aussi bien historique que scientifique. J’ai été étonné qu’il évoque la glande pinéale, qui est tout de même un gros sujet quand on sait ce que cela implique, mais aussi des anecdotes sur la transmission des nuisibles. Le fait d’alterner son histoire avec des passages encyclopédiques fonctionne toujours aussi bien sur moi.

Il y a eu des passages que j’ai trouvé vraiment intéressants. Une scène, particulière, où sont jugés les humains pour leurs actions meurtrières contre les animaux, m’a beaucoup marqué. Il y a les accusations, mais aussi la présence de la défense, qui ont donné à ce passage quelques sujets de réflexion. Ce roman condamne les actes barbares, et évoque la condition animale de façon détournée. L’importance de l’art est également en jeu, ainsi que la conservation du savoir de l’humanité. Et même si j’ai trouvé la fin un peu facile à mon goût, j’ai tout de même hâte de lire la suite et de voir où l’auteur va pouvoir m’amener, avec, cette fois-ci, je l’espère, des surprises vraiment improbables.

Ma note : 3,5/5

Vous pouvez retrouver d’autres chroniques sur le blog de Severine Bouquine, La Dusty Library et Un Bouquin Sinon Rien.

Quentin Turquet

Blogueur littéraire

A propos de l'Auteur

Des conseils de lecture sur tous sujets. Du développement personnel aux romans de science-fiction. Découvrez ma passion pour la lecture, l'écriture et les expériences extraordinaires, au-delà du paranormal et des rêves lucides !

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