Marquer les Ombres, de Veronica RothDans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un “don”, un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, soeur du tyran qui
gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider… ou décider de se détruire.

Nathan – 479 pages – 17,95 euros.

Une galaxie pleine de mystères et de prophéties…

Après la série des Divergentes de la même auteure, me voici parti sur sa nouvelle saga : Marquer les Ombres, dont voici le premier tome. C’est aujourd’hui le seul publié en français. La quatrième de couverture envoie du lourd, elle donne envie de se plonger dans cet univers à la fois complexe et magique, où nombre de familles exercent leurs pouvoirs et où les destins semblent déjà scellés pour certains élus…

Sur la planète de Thuvhé, les Fleurs de Silence sont le symbole de prospérité du peuple Thuvéshit. Utilisée pour produire toutes sortes de potions bénéfiques, un ingénieux mélange permet aussi de la transformer en poison des plus mortels.

Elle ne pousse que sur un épais bloc de glace, dans une cité où la neige est reine. Dans la galaxie, il existe un flux qui traverse tous les êtres vivants, et qui apparaît même dans le ciel, visible de tous. Ce flux majestueux relie toutes les planètes entre-elles, alors que certains peuples le considèrent comme la source de leur religion à part entière.

La famille Kereseth au complet se rend au temple de Hessa pour fêter la Floraison. Moment primordial où les Fleurs de Silence débutent leur éclosion. Un buffet bien garni les attend, disposé là comme pour attirer toujours plus de monde au temple lors de cet événement marquant. On y apprend que les trois enfants des Kereseth, plus particulièrement ceux du couple constitué de Oaseth et Sifa, disposent tous d’un destin. Akos, Eijeh et Cisi, seule fille de la fratrie, sont des élus du destin.

Le peuple Shotet constitue la plus grande menace envers les Thuvhé, qui cohabitent sur la même planète. Un gouvernement de la galaxie existe, mais ce dernier semble minimiser les attaques des Shotet, tant que la production des Fleurs du Silence n’en est pas affectée.

C’est alors que toute la classe de Akos est réunie au sein de son école qu’un camarade de classe montre son don de cicatrisation très rapide. Nous voici face à la première représentation de l’énergie du flux, qui donne aux humains des pouvoirs qui leur sont propres. Dans ce même établissement scolaire, Ori, la meilleure amie de Eijeh, parle avec sa tante Badha qui lui intime qu’elle est en grand danger, tout comme tous les élus du destin

L’Assemblée a décidé de rendre public le destin des familles élues. Alors que d’habitude, le destin d’une personne n’est révélé aux yeux de tous qu’après sa mort.

Le père de Akos, Oaseth ne va pas tarder à faire son apparition pour venir récupérer ses enfants et les mettre à l’abri. Alors que leur mère est introuvable, Oaseth tente de rassurer ses enfants comme il le peut. C’est en arrivant chez eux qu’ils tombent nez a nez avec trois hommes. Et ces hommes ne sont rien d’autre que des Shotet, les pires ennemis des Thuvhé.

Un univers complexe qui prend le temps de s’installer !

Il m’a été difficile d’adhérer à cette lecture. L’univers est très vaste et intéressant, et il mérite clairement qu’on s’y attarde pour comprendre l’essence de ce flux et ses interactions avec les êtres humains. Les idées sont excellentes, tant sur la construction de l’univers que sur l’ambiance qui pèse sur la planète de Thuvhé, où les affrontements et les incursions en territoire ennemi sont fréquents. Malheureusement pour moi, je trouve que les actions manquent et on se retrouve très régulièrement dans des explications et des péripéties qui courent sur plusieurs pages. Ce roman manque de descriptions efficaces pour se représenter les lieux et ressentir les sensations propres à chaque planète. Même si, je le conçois, la série ne fait que commencer.

Les personnages qui peuplent ce premier tome sont très accrocheurs pour certains. Je pense notamment à Akos, qui se fait très discret au début de l’intrigue, pour monter très rapidement en puissance et occuper une place importante au cœur du récit. Il en est de même pour Cyra, la sœur de Ryzek, qui est dotée d’un don très apprécié de son frère pour torturer ses ennemis. Cyra a une personnalité profonde, et au vu des épreuves qu’elle traverse, qui vont à l’encontre de ses convictions, on éprouve énormément d’empathie pour elle.

Au cours de cette lecture, les protagonistes sont nombreux. Il est primordial de prendre le temps de replacer chaque personne dans son contexte et sa famille pour savoir s’y retrouver par la suite.

J’aime beaucoup la diversité des dons attribués aux différents personnages qu’on rencontre. Ces dons semblent provenir de qui ils sont, de leurs personnalités. L’auteure a su y mettre de l’inventivité et sortir des sentiers battus pour nous offrir une sorte de magie aux possibilités presque infinies.

Ce premier tome était plein de promesses, mais il manque de suspense et de descriptions pour permettre de s’imaginer les scènes et les décors. J’ai eu beaucoup de mal à me projeter dans cette galaxie, à part les scènes qui se déroulent à proximité du ruban-flux, dans l’espace. Ce sont les seules qui m’ont laissé une image nette et précise de cette lecture.

Ma note : 3/5

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