Mardaas : Le Retour des Immortels, de Michael BielliUne ombre s’étend sur le Continent de Daegoria.
Les puissants Immortels sont de retour après avoir été enfermés durant deux siècles dans une prison souterraine. Bien décidés à régner de nouveau sur les quatre Terres à l’aide de leurs pouvoirs divins, l’un d’entre eux va pourtant les trahir.
« Il était l’Ennemi du Royaume, aujourd’hui il va devenir son allié »
Motivé par un secret enterré dans le passé, il va devoir faire ses preuves et gagner la confiance du peuple en le protégeant des attaques de ses confrères.
« Son nom n’a jamais été oublié »
Mais il sera difficile pour lui de se faire accepter parmi ceux qu’il a longtemps persécutés. Car autrefois responsable des plus grands génocides, bourreau, meurtrier, tyran, le continent porte encore les traces de son règne noir.
Seulement ont-ils raison de se méfier ?
Il est le Seigneur de Feu.
Son nom est Mardaas.

Roman auto-édité – 553 pages – 4,99 euros (ebook) – 19,50 euros (broché).

Un premier opus exaltant et diaboliquement efficace qui nous entraîne dans l’univers foisonnant de Daegoria !

Enfin je découvre ce roman, premier tome d’une saga qui devrait comporter cinq tomes à l’avenir concernant la trame principale, et sûrement bien d’autres qui graviteront autour de celle-ci. C’est grâce à Instagram que j’ai découvert l’auteur et ses écrits. Je m’étais dit qu’il fallait au moins que je le lise au cours de cette année, c’est maintenant chose faite !

Un long couloir poussiéreux. Les esclaves y avançaient, la peur au ventre, à moins que ce ne soit de la terreur. Les torches qu’ils tenaient faisaient couler la sueur jusque dans leurs yeux. Un homme immense, comme une armoire à glace et vêtu d’une armoire noire conduisait le cortège au sein de la prison. Il était intimidant, et disposait d’une force incommensurable. À la toute fin du cortège, Baahl progressait, entouré de deux colosses. Il avait une allure squelettique et des cheveux blancs qui lui tombaient jusqu’en bas du dos. Baahl attendait ce moment depuis deux siècles. Enfin il avait déniché un portail vers Asgoroth, un lieu inconnu et dissimulé de tous depuis plusieurs millénaires. Et ce qui y était enfermé devait le rester pour l’éternité… Des prisonniers qui dataient de l’ancienne ère. Arpentant les galeries souterraines depuis quelques heures, ils réussirent à trouver une grande salle taillée à même la roche. Celle qu’ils recherchaient.

Il y avait de chaque côté des portes de pierre, dont des inscriptions étaient affichées au-dessus de chacune d’elles. C’est au bout de la salle que Baahl trouva la porte qu’il venait visiter. D’un signe de la main, on lui ouvrit la porte et il découvrit une pièce aussi petite qu’une cellule de cachot. Une odeur de soufre chargeait l’air ambiant, alors que la chaleur qui y régnait était insoutenable. Un homme se tenait attaché, maintenu par les poignets à des chaînes. Il portait un masque blanc qui ne permettait d’apercevoir uniquement ses yeux et sa bouche. Baahl fixa des yeux les chaînes qui se brisèrent, relâchant le prisonnier. Ce dernier eut beaucoup de mal à se relever, maintenu dans cette position depuis bien trop longtemps. Baahl demanda à deux esclaves de l’aider à se mettre debout, mais sa masse était telle qu’ils n’y parvinrent jamais. L’homme au masque relâcha un peu de sa puissance en envoyant une douche de feu sur les esclaves. Seul, il se mit sur ses jambes. Mardaas venait d’être libéré

Une intrigue hors du commun, aux personnages authentiques et aux histoires des familles qui s’entremêlent avec celle des Immortels…

C’est une histoire dont je suis ressorti avec pas mal de belles images en tête. J’ai toujours hâte de me lancer quand je déniche un nouvel auteur, d’autant plus lorsqu’il débute dans la scène littéraire. J’ai envie de voir de quoi il est capable, surtout que là, les avis largement positifs m’ont convaincus de me lancer dans l’aventure sans me poser trop de questions. Déjà, rien que la couverture prête à rêver. Simplicité et sobriété sont de mise, avec une identité propre qui attire le regard. Une fois la première page tournée, je me suis rendu compte de l’efficacité flagrante du style d’écriture de l’auteur. Il y a de la finesse dans le choix des mots, et de l’ardeur dans les actions et les descriptions, je me suis senti là où les personnages se tenaient. J’adore lorsque les paysages se forment dans mon imagination sans devoir trop forcer pour comprendre, où ajouter certains éléments. Ici, les descriptions sont complètes et immersives. Et que dire alors des dialogues, dont l’authenticité est aussi forte que les protagonistes qui peuplent cette histoire.

Je ne saurai pas vous parler individuellement de chacun des personnages. Oui parce qu’il y en a tout de même pas mal, et que je ne suis pas spécialement adepte des fourmillement de personnes qui m’embrouillent la cervelle. Mais là, j’ai su situer les protagonistes principaux sans trop de difficultés, avec leurs maisons et leurs liens familiaux. J’ai trouvé qu’il y avait un réel travail de fond, avec une recherche sur le passé de chaque individu et une différenciation suffisante pour les reconnaître et les situer. Bon après je ne sais pas si c’est moi, mais j’y retrouve quelques similitudes avec Game of Thrones. Non seulement la géopolitique des familles, même si cela est lié à une époque historique, et quelques autres points qui m’ont fait penser à des personnages, des lieux et parfois à l’intrigue. Je ne vais pas dire que cela m’a déplu, loin de là même, puisque je me suis mis à apprécier ce genre d’histoire ! Mardaas expose une intrigue complexe et multiple qui m’a immensément plu ! 😀

Dès le prologue, je suis parti dans l’histoire en compagnie de Mardaas, ce fameux personnage que j’ai suivi durant tout ce premier tome. Il n’en reste d’ailleurs pas moins énigmatique malgré le temps passé avec lui. L’histoire qui nimbe celle des Immortels est fort intéressante, et j’apprécie pouvoir découvrir plusieurs intrigues dans l’intrigue, avec des petites touches de curiosité qui viennent ça et là et qui m’ont incité à comprendre l’ensemble des enjeux liés aux Immortels. Il y a aussi une histoire derrière Daegoria, avec des peuples diversifiés qui ne ressemblent pas forcément à des humains. Il y a même une explication à la fondation du monde et des races qui y vivent, c’est pour dire ! J’ai trouvé que ce premier tome oscillait entre Eragon pour l’aspect fantasy marqué, avec une pointe de magie qui prend de l’ampleur, et avec Game of Thrones pour sa complexité et sa géopolitique. J’ai adoré certains personnages, alors que des paysages et des cités fabuleuses défilaient sous mes yeux. Et pour conclure, petite note à l’attention de Grinwok, qui m’a trop souvent fait sortir de mon silence habituel pour éclater de rire. Mais il y a aussi d’autres répliques de dialogue que je peux également incriminer ! Mardaas c’est aussi ça, de l’humour calé dans une histoire haute en couleur, et en noirceur ! 😛

Ma note : 5/5

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par 📚 Quentin Turquet (@blog_acaniel) le

Soumettre un commentaire

Ne ratez rien des nouveaux commentaires ! =)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It