Fantasy

Les Lumières de Haven, de Pauline Bock


Cinq lycéens sont projetés dans l’univers merveilleux de Haven. Une Terre parallèle, volontairement bloquée au XVIIIe siècle. Le dirigeant Old Black, inspiré par la philosophie des Lumières, règne en despote éclairé sur ce havre de paix…

Mais un personnage mystérieux ébranle cet édifice en révélant un secret millénaire. La révolte gronde…

Scrineo – 416 pages – 16,90 euros.

Une claque littéraire chargée d’émotions

Et dire que j’ai lu ce roman par pur hasard. Je ne regrette absolument pas de m’être lancé dans l’aventure. Je ne connaissais ni l’auteure, ni même ce livre. Et pourtant, la magie a opéré avec force. À peine la dernière page refermée, je me suis dit : « Wahou, la claque ! ». C’est assez – même extrêmement – rare que cela m’arrive. J’ai appris après coup que Pauline Bock n’avait que vingt ans lors de la sortie de ce premier – et unique – roman. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences. 😛

Dès le départ, nous sommes entraînés dans la vie de cinq lycéens : Charlotte, Andréa, Myriam, Lise et Julien. Tous mènent une vie ordinaire, éloignés l’un de l’autre, lorsque l’impensable va se produire. Une musique sa résonner dans leurs écouteurs, le Chant des Anges. Lors de leur réveil, fini la Terre et leur quotidien, les voici propulsés dans un paysage totalement inconnu, connu sous le nom de Haven. Les cinq adolescents, étudiant dans le même lycée, vont avoir la surprise de se retrouver là, tous ensemble, au milieu de nulle part.

Ils vont devoir s’organiser pour tenter de trouver âme qui vive dans ce nouveau monde. Fatigués de leur marche, ils vont apercevoir une grotte, creusée dans la roche, qui ferait un endroit idéal pour passer la nuit. À l’intérieur, cinq statues de pierre représentant des animaux, semblent parler à chacun des cinq adolescents. Un nom s’immisça dans leurs esprits respectifs, celui de l’animal qui va devenir leur Égal. Les cinq statues vont alors prendre vie sous leurs yeux, et les liens qui vont les unir sonnaient comme une évidence : c’est comme s’ils se connaissaient depuis toujours.

Le lendemain, par chance, des chasseurs vont tomber sur eux et vont proposer leur aide pour les ramener à La Falaise, là où l’Intendant des lieux nommé Old Jack, voudra sûrement faire leur connaissance. Parmi les chasseurs, Fennec, un très jeune homme de onze ans fait déjà parti du gouvernement de Haven. Les cinq adolescents ont beaucoup à apprendre de ce monde nouveau où ils viennent de tomber sans raison…

En lisant Les Lumières de Haven, on se surprend soi-même à rêver. Les personnages sont fidèles à eux-mêmes et ne font pas figure que de décor. Certains sont davantage mis en avant, mais c’est tout à fait normal et compréhensible. L’auteure a su gérer l’ensemble pour ne pas qu’on s’y perde, alors il n’y aura pas de : « attends, c’est qui elle déjà, je la confonds avec l’autre, là-bas !« . Ce que je trouve juste dommage dans ce roman, c’est qu’une fois la mise en place de départ passée, les péripéties sont trop longues à mon goût et courent jusqu’à la moitié de l’histoire. Je suis d’accord que ces passages ont un intérêt, mais peut-être manquent-elles du petit quelque chose qui aurait pu les rendre plus palpitantes. 😛

J’avais un avis mitigé jusqu’aux deux cents premières pages, mais j’ai très vite mis cette pensée de côté pour suivre le reste du roman avec intérêt. Les émotions prennent le dessus, et l’intrigue comme les personnages donnent une profondeur non négligeable au récit. Ce rythme tiendra jusqu’à la toute fin, rendant le roman difficile à abandonner en cours de route. On assiste à une montée en puissance des émotions et du suspense à mesure que la fin approche, pour s’achever sur la fameuse claque dont j’ai encore du mal à me remettre. La tension, portée à son comble, est la force majeure des Lumières de Haven.

Ma note : 4,5/5

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