Science fiction

L’Œil du Temps, de Stephen Baxter et Arthur C. Clarke


L’Œil du Temps, de Stephen Baxter et Arthur C. ClarkeEn un instant, une force inconnue a morcelé la Terre en une mosaïque d’époques, de la préhistoire à l’an 2037. Un gigantesque puzzle qui résume l’évolution de l’espèce humaine.

Depuis, des sphères argentées planent sur toute la planète, invulnérables et silencieuses. Ces objets mystérieux, issus d’une technologie prodigieuse, son-t-ils à l’origine de ces bouleversements ? La réponse se trouve peut-être dans l’antique cité de Babylone, dont proviennent des signaux radios…
Une poignée de cosmonautes et de casques bleus sont jetés dans cette situation incroyable, les uns dans l’armée d’Alexandre le Grand, les autres aux côtés des hordes de Gengis Khan ! Tous convergent vers Babylone, déterminés à connaître son secret… et accaparer le pouvoir qu’elle recèle. Mais une puissance mystérieuse observe les deux armées, attendant l’issue
de la bataille…

Bragelonne – 382 pages – 20 euros.

Une odyssée intemporelle qui sublime l’Histoire…

J’attendais de m’y mettre depuis plusieurs années. La couverture me faisait déjà rêver à l’époque. Ce premier tome a tenu ses promesses – enfin, plutôt les attentes que je m’étais faites. Même si j’ai été assez surpris de la différence entre l’idée que je m’étais faite du roman et ce qu’il est réellement, le voyage que ces deux auteurs nous proposent est bien au-delà de mes espérances. Je m’attendais à une saga davantage liée à l’espace et à la science. Cette dernière n’y fait que de rares incursions, car c’est bien de l’Histoire que traite l’Œil du Temps. Racontée différemment certes, mais tout de même. Alors je me suis laissé entraîner et je n’ai pas senti les pages tourner…

Les premiers chapitres apparaissent comme des éclats de vie. Chacun nous conte le bouleversement – nommé la Discontinuité dans cette saga – tel qu’il a été perçu par des personnages aux époques et aux situations bien différentes. Car oui, d’un coup d’un seul, la planète Terre s’est retrouvée morcelée. Le temps qui filait autrefois en ligne droite semblait s’être détraqué, à tel point que des zones entières se sont retrouvées projetées des centaines d’années ou des millénaires en arrière. Des déserts sont apparus dans des zones luxuriantes de vie, de la glace s’est matérialisée là où le climat tempéré était pourtant maître… Sans oublier les gens qui vivaient là, eux aussi ont été happés par ces sauts temporels, se retrouvant tous ensemble, alors que jamais ils n’auraient dû se croiser.

Cette quatrième de couverture avait de quoi enchanter n’importe quel lecteur féru de science-fiction. Les idées sont originales et ce premier tome est d’une richesse incroyable. Que ce soit en terme de documentation historique – personnalités, lieux, climats, modes de vie, … – ou même au niveau de la compréhension de la nature, ce premier tome est un cours d’histoire à lui seul, le côté ennuyant en moins. Même dans les moindres détails, comme par exemple dans la stratégie guerrière du peuple Mongol ou dans leur façon d’emprisonner les fauteurs de troubles, tout est pensé pour immerger le lecteur dans les époques traversées. J’ai aussi été surpris par l’aspect climatologie abordé. Jamais je n’aurais pensé aux conséquences de la Discontinuité dans ce domaine là. Même si, à bien y réfléchir, c’était pourtant tellement logique.

Les nombreux personnages présents dans ce premier tome ont tous leurs personnalités bien distinctes. Même s’il est parfois difficile de se rappeler de tout, l’essence qu’ils dégagent et leurs rôles sont suffisamment clairs pour qu’on puisse suivre l’intrigue sans accroc. On comprend toute la difficulté qu’ils éprouvent à se faire comprendre par d’autres peuples, qui ne sont plus que des langues mortes à notre niveau. Et même s’ils parlent bien la même langue, le temps a fait son effet et les distinctions sont bien présentes. J’ai vraiment l’impression que dans ce premier tome, rien n’est laissé au hasard. Mais rien du tout, nada !

J’adore l’écriture, fluide et imagée, qui véhicule les paysages et les ambiances avec une clarté enviable. Les images sont magnifiques et l’imagination est mise à profit pour un rendu extraordinaire. L’Œil du Temps est un plaisir de tous les instants, où l’ennui ne montre jamais son nez. Les bouleversements sont nombreux, et dans une situation aussi périlleuse où la guerre est inévitable, les stratégies utilisées par les personnages sont surprenantes et documentées. Je garde un excellent souvenir de cette lecture, alors que j’ai déjà ouvert le second tome sans attendre. Malheureusement, même s’il n’y a pas assez de hard-science à mon goût dans ce premier tome, la suite s’annonce plutôt en ma faveur…

Dystopie
Avant le Labyrinthe – La Braise, de James Dashner
Suspense
Sérum, Saison 1, Épisode 1, de Henri Lœvenbruck et Fabrice Mazza
Dystopie
Sim Survivor, de Loïc le Borgne

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