Steampunk

Le Liberator, de Richard Harland


Le Liberator, de Richard HarlandAprès les événements qui ont eu lieu à bord du Worldshaker (la révolution qui a vu les Immondes, aux côtés de Col et de Riff, prendre la direction du navire-monde), un Conseil révolutionnaire a été créé et le vaisseau a été rebaptisé Liberator. Mais les lendemains se révèlent moins paisibles que prévu. Col va avoir toutes les difficultés du monde à prouver qu’il n’est pas un traître face aux nouveaux dirigeants qui n’accordent aucun crédit aux anciens habitants des Ponts supérieurs.

Aux côtés de Shiv, l’un des meneurs, se tient Lye, une magnifique adolescente orpheline, emplie de haine à l’égard de Col et des siens. Elle fait tout pour éloigner Riff, qu’elle admire éperdument, de Col. La guerre gronde : Col et Riff parviendront-ils à réconcilier les habitants du navire-monde ?

Hélium – 432 pages – 16,20 euros.

Une suite dans la continuité du Worldshaker !

À peine reçu, et déjà entamé. J’avais été stupéfait par l’univers du premier tome de la saga, le Worldshaker, et cette suite ne fait que confirmer mes attentes. Sans trop de surprises, avec une intrigue riche en rebondissements, je me suis rapidement glissé dans l’histoire. Les personnages connus refont leur apparition, alors que de nouvelles menaces surgissent là où la paix régnait autrefois en maître absolue. La révolution a libéré les Immondes de leurs conditions de vie épouvantables, et pourtant, c’est comme si tout ne faisait que commencer.

La cohabitation, mutuellement bénéfique et paisible, entre les Immondes et les citoyens du Worldshaker, n’aura duré que trois mois. Un saboteur sème la panique à travers les ponts du mégalonef. Inconnu de tous et agissant dans l’ombre, il va faire renaître les vieilles discordes entre les deux clans qui s’affrontaient pendant le mouvement révolutionnaire. Les Immondes vont rapidement considérer les anciens citoyens comme des traîtres, jurant que le saboteur est forcément l’un des leurs. Eux qui avaient refusé de débarquer du Worldshaker lors de sa prise, et qui souhaitaient faire changer les choses pour de bon, se voient affublé d’un nouveau nom : les Ramollis.

C’est lorsqu’un Immonde est retrouvé mort sur la plate-forme d’un ascenseur que tout va éclater. Zeb, qui allait à la rencontre de Shiv pour lui communiquer une information sur les stocks restants de charbon, fut pris à parti par le saboteur. Il a été retrouvé mort, le crâne défoncé par une clé à molette, posée ensanglantée à ses côtés. C’est à partir de ce moment que le Conseil révolutionnaire va se réunir, avec Riff et tous les autres membres, tel que Shiv. Ce dernier incarne l’extrémisme du mouvement, alors dès que Gillabeth se propose pour mener l’enquête sur l’assassinat de Zeb, il va refuser en bloc. C’est lui qui va se retrouver à la tête de l’enquête, et même de bien plus que ça, à la tête des Brassards rouges…

Ce qui est bien avec cette série, c’est que tout démarre sans attendre. Et surtout, la tension ne fait que s’accroître jusqu’à l’apogée finale. Difficile donc de lâcher les pages du Liberator pour passer à autre chose, avec, pour arranger les choses, des chapitres courts qui incitent à poursuivre la lecture. Que dire à part que les personnages sont fantastiques, ils portent l’intrigue sur eux et sont réellement incontournables. Entre Riff, Colbert, Gillabeth, l’ex-professeur Gibbon, Septimus, et même Shiv et Lye, chacun apporte sa touche à l’histoire. Je préfère nettement Lye et Riff, qui sont très valorisées dans cet opus, avec la mention de leurs histoires personnelles. C’est quand même mieux pour comprendre le pourquoi de leurs personnalités. 😛

Tout ce que j’ai adoré dans le Worldshaker résonne en écho dans le Liberator. Même si l’intrigue peut être très prévisible par moment, et que j’ai toujours beaucoup de mal avec Antrobus – le petit frère de Colbert -, le dépaysement est au rendez-vous. On entre ici dans une gestion politique du conflit, dans une dimension bien plus importante que précédemment. La haine comme la peur, mêlées à la trahison, créent une ambiance lourde, qui met à mal la conscience de nombreux personnages. La psychologie de certains s’en retrouve alors bouleversée, jusqu’à en perdre parfois ses repères, jusqu’à ressentir de l’empathie là où on la croyait inexistante.

Le Liberator est une excellente suite qui sait jouer de nos sentiments. J’ai découvert une intrigue profonde, plongée dans un univers steampunk riche et détaillé. J’espère maintenant que la suite suivra sur la même lancée ! 😀

Ma note : 4,5/5

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