Philosophie

L’homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle


L'homme qui voulait être heureux, de Laurent GounelleImaginez…
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où…
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas heureux.
Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

Pocket – 168 pages – 6,30 euros.

Un court roman qui ouvre des pistes de réflexions

Laurent Gounelle est un auteur que j’apprécie, de par sa façon de transmettre son savoir à travers des écrits clairs et compréhensibles de tous. J’ai d’ailleurs déjà chroniqué un autre de ses romans, plus récent que celui-ci, Et tu trouveras le trésor qui dort en toi. Il ouvre la philosophie et apporte des solutions là où le lecteur ne se pose pas forcément de questions. Avec un titre accrocheur, – peut-être un poil surdimensionné – on s’attendrait à refermer ce livre avec des idées nouvelles et une nouvelle vie clé en main. Sauf que non, il ne faut pas le prendre au mot, surtout quand le tout est romancé pour tenir lieu dans un tel roman.

En découvrant ce tout premier roman de Laurent Gounelle, j’ai senti que l’histoire n’était qu’un prétexte, comme une création simpliste pour évoquer des sujets importants qui lui tiennent à cœur. Pourquoi pas ?

Julian est un jeune homme en vacances à Bali, une paisible île où la vie est différente de la nôtre, en occident. En effet, la mort n’effraie pas ses habitants, qui sont persuadés que la réincarnation est un acquis fondamental. Alors, personne ne semble faire attention en conduisant, ni même ne pleure ses pertes humaines. Coutume bien étrange, surtout si elle est vue par notre regard. C’est un peu par hasard que Julian va aller à la rencontre d’un guérisseur. Ce dernier est l’exemple typique de la représentation qu’on lui donne : un vieil homme vêtu bizarrement, loin de toute attraction humaine.

Ce guérisseur, maître Samtyang, ne prête aucune importance à l’argent qu’il perçoit auprès de ses visiteurs. Altruiste, il va venir en aide à Julian, qui, pourtant, n’est en rien malade. Il est venu pour effectuer une sorte de diagnostic global de son état de santé. Le guérisseur va débuter par une palpation – presque 😛 – complète du corps de son patient, jusqu’à arriver au petit orteil. Une simple pression et Julian se mit à souffrir comme jamais il n’avait ressenti de douleur auparavant. Et si cette douleur n’était qu’une façade ? Et si ses causes étaient issues de son mal-être, relevant alors de la psychologie ?

Une histoire parfois tirée par les cheveux

Au cours de ce roman, Julian va apprendre que les pensées gouvernent notre corps, comme notre esprit et notre façon d’être. Au travers de divers sujets, maître Samtyang va initier son nouveau patient à la découverte d’un autre mode de pensée. Voguant entre les exemples de la vie quotidienne, les recherches scientifiques, l’effet placebo et quelques techniques de développement personnel, Julian va partir à la recherche d’une existence plus vraie, plus accomplie. En tout cas, tout est suffisamment clair pour que chacun puisse le réaliser de lui-même. On comprend l’importance de la pensée et la nécessité de se documenter à ce sujet pour entrevoir toutes les possibilités offertes.

J’ai quand même trouvé certains passages trop abrupts pour êtres vrais. Comme des raccourcis pour mieux nous faire comprendre la manière de changer sa façon de percevoir les choses. Il va, comme par pur hasard, côtoyer des amis avec un mode de pensée étriqué, histoire de donner plus de profondeur au changement entrepris par Julian. Donc non, L’homme qui voulait être heureux n’est pas un guide qui vous permettra de changer de vie en moins de deux cents pages. Je préfère le considérer comme une introduction, un point de départ, vers une prise de conscience.

Ma note : 3,5/5

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