Les Chroniques de la famille De Quent, de Jean-François Jourdan-VeziaRoyaume puissant et envié pour ses richesses, Provencia est miné par l’ambition et la cupidité. La stabilité politique apparente est assurée depuis des années par deux familles : les De Oliver qui s’occupent de la gouvernance des terres, et les De Quent, en charge de leur protection.

Brennus De Quent, petit-fils de l’un des deux fondateurs, est un baron respecté de par son code d’honneur et craint pour le passé violent associé à sa famille. Mais il est  fermement décidé à rompre avec la réputation de sa lignée et à construire une paix pérenne pour le bien de son peuple. Ce qu’il ignore, c’est que certains puissants à l’intérieur et à l’extérieur des frontières complotent pour mettre à bas l’équilibre fragile de ces contrées. Brennus va-t-il réussir à préserver sa descendance ainsi que le royaume de l’orgueil et de la jalousie des hommes ?

Digne des meilleures épopées chevaleresques, plongez dans un récit où les jeux de pouvoir dévoilent l’humanité dans ses plus sombres aspects, et où se multiplient des actes de bravoure insoupçonnés et désespérés.

Roman auto-édité chez Librinova – 470 pages – 22,90 euros.

Une aventure dans un univers médiéval où la manipulation se mêle aux travers de l’humain !

Avant toute chose, je tiens à remercier Librinova pour l’envoi de ce roman. C’est aussi grâce à ce type de partenariat que je peux découvrir de nouveaux auteurs, tout en étant plus ou moins déçus par ces derniers, c’est une évidence ! Cette lecture, qui se déroule dans un univers de fantasy, sait allier manipulation politique et les travers des nobles de l’époque, alors que deux familles s’opposent pour tenter d’assouvir leurs prises de position sur Provencia.

Le Duc de la Traine est en mauvaise posture. Il était en compagnie de son capitaine, alors que les deux hommes étaient en plein assaut contre leurs ennemis. Des pillards venaient de surgir pour les prendre à revers. Mais c’était sans compter sur la bravoure du Duc et de ses compagnons pour mener à bien la contre-attaque. Mais les nouvelles n’étaient pas bonnes. Le baron, qui était à la tête de la Citadelle, avait été attaqué par les Clans. Et il allait avoir besoin de renforts…

Le baron était en proie à une violente altercation. Des hommes d’un dénommé Trom, neveu de Arfang, étaient venus combattre pour tenter de récupérer leurs terres. Ce dernier, appelé Brennus, était doté d’un sang froid implacable. Sa famille était réputée pour ses punitions exemplaires, ce qui avait de quoi effrayer même les plus téméraires. Brennus était en colère, et il tua toute la compagnie venue essayer de prendre sa vie. Sa vengeance serait terrible, si bien qu’il se mit en route dans l’espoir de retrouver d’autres groupes ennemis, venus eux aussi défier le baron.

Le baron Brennus de Quent avait envoyé des rangers en reconnaissance. Et ils étaient revenus avec une bonne nouvelle, la trace des pillards avait été détectée un peu plus loin. Mais ils étaient plus nombreux que prévu, et surtout mieux préparés physiquement que dans les pensées du baron. Différents Clans se battaient, avec des guerriers plus ou moins entraînés, et avec des compétences reconnues pour certains d’entre-eux. Mais tous s’étaient mis en tête de récupérer les terres perdues lors des affrontements menés par le grand-père de Brennus. Mais ce dernier privilégiait la paix, et tentait de rassembler les peuples avec des pactes commerciaux et de non-agression. Mais les divergences étaient beaucoup plus répandues, et la volonté des Clans était bien claire

Une intrigue efficace, mais qui s’avère trop complexe et parfois incompréhensible…

Jean-François Jourdan-Vezia signe son premier roman dans le monde de l’auto-édition, avec un titre qui porte à confusion. On nous évoque un livre III sur la couverture, sans pour autant qu’il n’y ait eu de prélude connu, ou peut être sont-ils difficiles à dénicher ? J’ai tout de même franchi le pas, tout en sachant que ce devait être un choix délibéré de l’auteur. J’avoue avoir eu beaucoup de mal avec ce roman, non seulement à cause du nombre impressionnant de personnages qui viennent s’immiscer dans l’intrigue dès le départ, mais également au cours des péripéties de cette aventure. Aussi, je n’ai que très rarement lu une histoire aussi peu aboutie en terme de correction et de relecture. J’ai fini par ne plus m’en soucier, tellement les premiers temps de cette lecture sont ponctués d’erreurs pourtant bien visibles. On ressent toutefois une nette amélioration à mesure que le récit avance. Que cela soit dans le fond comme sur la forme, l’intrigue est plus agréable, mieux racontée et rédigée, comme si le style employé avait pris en maturité lors de l’écriture.

L’intrigue est souvent complexe, et il faut s’attacher soigneusement à repérer chaque personnage lors de son entrée pour le fixer en mémoire. Certains – les plus importants – reviennent suffisamment pour que l’on puisse suivre le déroulement de leurs vies et même s’y attacher. Je pense notamment au jeune Ryland, ainsi qu’à son père Brennus, le Duc de la famille De Quent. Ce sont deux personnages qui nous intègrent dans l’histoire et qui se révèlent être aussi intéressants qu’héroïques dans bon nombre de situations désespérées. Certains personnages, qui vont suivre le même cours que Ryland, le temps de quelques chapitres, sont tout aussi percutants. Il y a des femmes qui vont tâcher de lui venir en aide, alors que son frère aîné, Martial, apparaît comme un anti-héros, bien décidé à faire régner ses lois et ses désirs avant toute notion humaine.

Il n’est pas aisé de juger cette lecture, qui dispose d’une intrigue riche et d’un univers complexe, qui manque parfois de descriptions plus précises pour s’imaginer les lieux avec netteté. Sans compter les moments où l’on se perd littéralement, là où la compréhension s’avère être plus difficile. C’est le personnage de Ryland qui tire toute l’histoire vers le haut, grâce à son passé mis en avant et à l’ensemble des aventures qui vont se produire dans son existence. L’histoire a commencé à me plaire vers le dernier tiers, lorsque l’action se déroule dans un monde de gladiateurs, thème intéressant et souvent employé par Gabriel Katz. C’est là que le récit devient plus intriguant et touchant. Peut-être aurait-il fallu reconsidérer les premiers chapitres, avec une écriture plus travaillée et une légère simplification de l’histoire ?

Ma note : 2/5

 

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