Le collectionneur de monstres, de Arthur TénorLa citadelle de Thémédéor, dit le « Collectionneur de monstres », est assiégée. Les Kazkares, tribu de redoutables chasseurs, sont prêts à mettre la citadelle à feu et sang s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils réclament.

La prestigieuse Académie diplomatique d’Isuldain est chargée de désamorcer le conflit pour rétablir la paix. C’est donc à la jeune chambrée des Crépusculaires que l’affaire est confiée. Pour ces novices, cette mission est décisive, car elle déterminera leur avenir au sein de l’Académie. Mais lorsqu’ils arrivent sur place, l’affaire se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît. Leur présence n’est pas la bienvenue, et c’est sur le fil de la vie qu’il leur faudra conserver leur équilibre… en espérant ne pas tomber dans l’un des horribles enclos du Collectionneur de monstres.

Quand le monde s’est résolu à la violence, la diplomatie peut-elle encore faire triompher la paix ?

Scrineo – 192 pages – 12,90 euros.

Un roman jeunesse frais et rafraîchissant, où l’existence de nombreuses créatures pose parfois problème…

Je tiens à remercier les éditions Scrineo pour l’envoi de ce roman. C’est mon second livre de Arthur Ténor que je chronique sur ce blog. Le précédent, nommé Smartphone Panique, n’était absolument pas dans la même veine. Il se situait davantage dans le témoignage un peu hors norme d’une application téléphonique diabolique ! Ce roman allie fantasy et bestiaire développé, le tout plongé dans un univers jeunesse !

Sigismus, le jeune page, venait de sortir du bureau du mentor Méléandion avec un air dépité. Il avait rejoint l’Académie diplomatique d’Isuldain, et cette fois, on venait de lui confier une mission de la plus haute importance. La première depuis son affectation. Voilà de quoi donner un coup de fouet à sa carrière ! Il devait se rendre au noviciat d’accès, pour transmettre un message aux Crépusculaires, prestement et sans tarder. La chambre des Crépusculaires était la plus éminente, et comportait deux membres d’exception : un Sang-gris, ainsi qu’un elfe des Songes, sans oublier cette fille des Mondes glauques qui abritait la ghilde des sorciers. Ses rêveries terminées, il s’empressa de se rendre devant la grande porte de bois blanc de la prestigieuse chambrée. La formation des élèves de l’Académie se répartissait en trois unités différentes : Le noviciat d’accès, qui figurait comme première étape, pour rejoindre le noviciat d’apprentissage, puis, enfin, le noviciat de maîtrise. Ce dernier équivalait presque à intégrer le rang des diplomates impériaux. L’objectif ultime de tout étudiant…

La porte demeurait close. Il ne savait pas s’il devait entrer pour poursuivre sa mission. Dans ses souvenirs, la chambrée comportait cinq membres. Trois garçons et deux filles. Au vu de l’importance de sa requête, il abaissa la poignée de porte et pénétra dans le dortoir. Des vêtements étaient disposés ci et là, il reconnaissait une tenue, de celles que portaient les elfes. Tout à coup, surgie d’un dortoir, une petite créature fonça vers Sigismus et l’attaqua. Elle ressemblait à un chien, au détail près qu’il n’aboyait pas, comme si on lui avait retiré les cordes vocales. La menace apparaissait tout de suite moins effrayante, mais ses quelques crocs qui lui restaient et son attitude laissaient entrevoir une possibilité de morsure. Mais sa jeune maîtresse apparut et empêcha sa créature de tenter quoi que ce soit. Voilà que Sigismus allait pouvoir délivrer son message !

Des personnages attachants liés par les liens d’une Académie des plus prestigieuses !

Mon avis sur ce roman est quelque peu mitigé. Certes, dans mes pensées, je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec son ancien roman, plus terre à terre et comportant un message à véhiculer. Ce roman de fantasy est doté d’une intrigue qui se suffit à elle-même et qui ne nécessite pas de faire fonctionner des méninges. Et j’aurai aimé les utiliser et réfléchir quelque peu, mais c’est ma période actuelle de lecture qui veut ça ! J’ai passé un bon moment de lecture, mais peut-être était-ce trop simple pour moi ? L’entièreté de cet univers est imaginaire, que ce soit les paysages ou même les créatures qui peuplent ce monde. Le bestiaire est le gros point fort de ce récit, avec des descriptions fort bien détaillées des bêtes que l’auteur a pu imaginer. L’idée générale est également excellente, celle d’un peuple dévoué à la capture des créatures, et qui dispose de lieux tout aussi sordides qu’inquiétants. Les personnages sont construits avec tact, et donnent beaucoup de vie à ce roman. Ce sont des protagonistes jeunes et plein de vie, mais qui possèdent une maturité qui va aller en grandissant à mesure que leur mission se complexifie !

Le worldbuilding – oui, je me mets à utiliser des termes anglais, ça fait tellement plus classe ! 😛 – est extraordinairement bien réussi. La citadelle de Thémédéor possède une âme et ne laisse pas indifférent quant à l’ambiance parfois sinistre qu’elle dégage. Et ce ne sont pas notre groupe de personnages qui vous dira le contraire, surtout vu les lieux dans lesquels ils sont logés. On va dire qu’ils ont connu beaucoup plus accueillant lord de leur périple ! Il y a aussi cette tribu de chasseurs, les Kazkares, qui sont là pour mettre un peu de grabuge dans cette intrigue où tout peut exploser à chaque instant. Et sans oublier cette fameuse Académie diplomatique et la cité mystérieuse d’Éa-Kyrion qui va avoir toute son importance !

Le Collectionneur de Monstres présente un récit aux multiples facettes, entre beauté des paysages et frayeur en découvrant les descriptions physiques de certaines créatures, le tout baigné dans un univers jeunesse rafraîchissant grâce aux dialogues entre les jeunes protagonistes. Au départ, une simple mission, et au final, de véritables difficultés qu’ils vont devoir surmonter ensemble et tenter de mettre le doigt sur l’origine d’un conflit entre les Kazkares et la cité de Thémédéor. Pour, peut-être, trouver la solution qui fera cesser les affrontements et faire monter la réputation de la chambrée des Crépusculaires au sein de l’Académie. Mais sur leur route vont se dresser des embûches aussi complexes à surmonter que des complots, contre lesquels se battre va s’avérer dangereusement épique !

Ma note : 3,5/5

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2 Commentaires

  1. Même si tes méninges ont pris du repos, tu sembles avoir bien aimé l’histoire. Tu marques que ton avis est mitigé, moi je lis aussi que tu as aimé le bestiaire, les personnages, l’univers et son fonctionnement 😀
    Je n’ai pas lu ce roman-là, mais d’autres écrits par l’auteur.

  2. Quentin Répondre

    J’avais besoin de quelque chose d’autre, un peu dans la veine de son précédent roman. Mais sinon l’univers est bien construit en effet. Tout n’est pas à jeter. 😋

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