Philosophie

Et tu trouveras le trésor qui dort en toi, de Laurent Gounelle


Et tu trouveras le trésor qui dort en toi, de Laurent Gounelle

Tout commence le jour où Alice, une jeune femme dynamique et audacieuse, retrouve son ami d’enfance, Jérémie.
Devenu prêtre de campagne, il lui confie être accablé par le faible nombre de fidèles qui le suivent. Athée et conseillère en communication, Alice se met en tête de l’aider à sa manière.

Amenée par la force des choses à se plonger dans le monde de la spiritualité, du christianisme à l’hindouisme, du taoïsme au bouddhisme, Alice va découvrir une vérité universelle particulièrement troublante. Une vérité concernant l’homme et la clé de son épanouissement, passée sous silence par les religieux, perdue au fil des siècles…

Dans ce nouveau roman émouvant et captivant, Laurent Gounelle nous entraîne dans un univers passionnant à la découverte de ce qui permet à l’homme de s’élever dans une autre dimension, où ses actes sont puissants et sa joie, un état durable.

Roman : Et tu trouveras le trésor qui dort en toi
Auteur : Laurent Gounelle
Pages : 336
Éditeur : Kero

Un roman spirituel atypique

Bon, alors déjà, ce n’est pas du tout le type de roman que j’ai l’habitude de lire et de chroniquer. Pourtant, j’ai lu tous les livres de Laurent Gounelle. Mais celui-ci est, comment dire, à part. Premièrement parce qu’il traite d’un sujet dont je méconnais absolument tout : la religion.

Le début du roman m’a alors franchement surpris : le sujet de la religion, le prêtre Jérémie, Alice qui débute une enquête sur la Bible et des personnages secondaires qui fréquentent l’église de Cluny.

Les premières pages ne sont pas les plus reluisantes et sont même teintées d’un ton assez particulier. J’ai personnellement trouvé ça drôle, même si j’en suis vite venu à m’interroger sur la suite de ma lecture.

Mais j’ai tenu bon et j’ai poursuivi.

C’est après coup que je me suis rendu compte que Laurent Gounelle nous menait en bateau : le début de son roman est comme une métaphore à la lecture de la Bible, on trouve cela ridiculement absurde. Mais l’auteur sait aussi tracer le chemin pour nous amener là où il le souhaite : la compréhension des béatitudes religieuses et de ses histoires mythiques comme l’Arche de Noé par exemple.

Curiosité et compréhension

Je n’ai pas lu ce roman pour rien. J’en ai même beaucoup appris. Au travers du personnage d’Alice, qui met sa vie personnelle de côté, pour aider son ami d’enfance Jérémie à conquérir un auditoire digne de ce nom. Car, oui, il faut bien le dire, sa messe n’attire pas foule.

Elle va lire de nombreuses fois la Bible et les différents Testaments pour en tirer des leçons : les messages délivrés par ces écritures ne sont pas ceux que l’on croit au premier abord. Il y a un sens caché derrière tout cela. Durant toute son enquête, des passages sont cités et expliqués pour n’en retenir que l’essence : la spiritualité qui se dissimule derrière.

C’est à partir de là qu’en découle des liens entre Jésus et Lao Tseu, mêlant religion chrétienne et taoïsme.

L’auteur, au travers d’Alice, s’aperçoit que beaucoup de religions ont une parole commune. Comme il le dit si bien, comment les messages peuvent être les mêmes alors qu’ils ne pouvaient pas communiquer entre-eux comme on le ferait aujourd’hui ? Selon lui, c’est de cette façon que l’évidence saute aux yeux : les bases de la spiritualité sont universelles. Et toutes sont tournées vers un unique point : l’égo.

On comprend alors l’ampleur qu’il a dans nos vies. Que ce soit au travers des autres ou même des publicités, notre égo s’active de lui-même et se protège sans même que l’on s’en aperçoive. Jérémie et Alice jouent bien leurs rôles pour nous montrer les différentes manières qu’il a de nous contrôler et d’impacter nos relations sociales.

Laurent Gounelle jette ici un pavé dans la mare. Il parle ouvertement de l’église, du diocèse et évoque sa hiérarchisation. Tout chez eux est carré et dicté par des préceptes vieux de plusieurs siècles. C’est Alice qui mettra en avant des discordances dans tout ce système, quitte à discréditer le fondement même de la religion chrétienne.

On ne peut que se faire son propre avis de cette lecture tellement le sujet peut toucher les lecteurs de façon différente. Personnellement, j’ai découvert des passages de la Bible et du taoïsme qui m’étaient inconnus tout en les comprenant de manière profonde. Laurent Gounelle a su faire tomber des idées reçues chez moi et a démystifié tout ce qui pouvait l’être.

On se sent vraiment pris dans l’histoire au fur et à mesure de son avancée. Le ton humoristique employé permet à chacun de comprendre au mieux les choses. J’y ai même parfois ressenti de la gêne, c’est pour dire.

Et tu trouveras le trésor qui dort en toi n’est peut-être pas le meilleur roman de Laurent Gounelle, peut-être par sa trop grande différence ? Toutefois, j’ai trouvé cette lecture très intéressante et enrichissante.

Fantasy
Les Lumières de Haven, de Pauline Bock
Fantastique
Endgame : L’Appel, de James Frey et Nils Johnson-Shelton
Science fiction
Les Micro-Humains, de Bernard Werber

Ne ratez rien des nouveaux commentaires ! =)