Et si votre plus cher désir risquait de vous tuer ?

À la mort de sa grand-mère, Irina reçoit un étrange héritage : une peau, sorte de talisman censé exaucer tous ses désirs.
Sans y croire, la jeune fille demande à devenir riche, ainsi que la dévotion absolue d’Halima, sa seule amie. Et ses souhaits se réalisent.
Pourtant, cette existence de rêve se transforme vite en cauchemar. Car un ennemi rôde, prêt à s’emparer de son talisman, par tous les moyens. Et à chaque vœu formulé, la peau aspire peu à peu la vie d’Irina, la tuant à petit feu…

Nathan – 329 pages – 15,95 euros.

Un roman fantastique bien différent de mes lectures habituelles, où la poésie se mêle habilement à l’intrigue !

Je tiens à remercier les éditions Nathan pour l’envoi de ce roman. Ce service presse, c’est aussi tout une histoire suite à ma rencontre avec l’auteur, Gaël Aymon, à l’occasion du salon jeunesse de Montreuil. J’avais déjà reçu un de ses romans, La Planète des 7 Dormants. Un univers vraiment percutant qui m’avait beaucoup plu, alors j’ai tenté de négocier la réception du petit nouveau de l’auteur, à paraître le 19 mars. Étant donné que je publie cette chronique avant sa sortie, je vous laisse imaginer le résultat de ma négociation. Je remercie Gaël Aymon pour son aide ! 😛

Une couverture colorée, qui attire le regard, que demander de plus ? Un personnage féminin, qui regarde par la fenêtre. C’est une image, importante, tirée d’une scène qui se déroule dans le roman. C’est une ambiance qui se fige sur cette image. J’avoue avoir lu ce livre sans même avoir prêté attention à la quatrième de couverture. J’ai été surpris de voir que ce roman n’a rien à voir avec la précédente publication de l’auteur aux éditions Nathan. Nous voilà partis dans un tout autre monde…

Cette histoire, c’est toute une vie, une famille, à laquelle des complots parfois surnaturels viennent se greffer…

Je ne suis pas spécialement habitué à lire ce genre d’histoire. L’aspect familial et psychologique prédomine, tout est centré autour de quelques rares personnages principaux, dont Irina et sa meilleure amie Halima. C’est une intrigue d’une simplicité déconcertante qui s’ouvre, mais dont les détails sont nombreux dès lors que l’on cherche à creuser un tant soit peu pour comprendre. Les complots et les trahisons qui parsèment l’histoire créent une ambiance étrange, presque sombre. Ce n’est clairement pas la joie, puisque dès le départ, le décès de la grand-mère d’Irina va commencer à se faire savoir. Un héritage se dessine, alors que Irina et sa mère vivent dans des conditions déplorables au quotidien. Leur vie est peu enviable, c’est le moins que l’on puisse dire. Alors que, peut-être, elle pourrait bien prendre un tournant positif…

L’histoire familiale d’Irina est complexe, sa mère ayant été adoptée et n’offrant pas le cliché de la mère idéale qui adore ses enfants. C’est tout le contraire de la famille d’Halima. Ses parents exercent des professions intéressantes, et malgré le fait qu’ils pourraient gagner davantage d’argent, ils se contentent de faire des choses qui leur plaisent, tout en permettant à leur fille de réaliser presque tous ses désirs. Les deux amies se sont inscrites pour passer un concours. Celui qui pourrait bien les conduire à Sciences Po. Mais Irina n’a pas su convaincre, alors que son amie, à qui la vie sourit sans cesse, a obtenu son entrée. Une légère jalousie commence à poindre le bout de son nez. Beaucoup d’éléments sont à peine cités, comme sous-entendus, pour laisser la part belle au lecteur de se faire une idée des personnages qui évoluent dans ce roman. J’ai aimé me rendre compte de certains aspects de la personnalité d’Irina et d’Halima, qui sont compréhensibles et complexes à la fois, comme tout véritable être humain.

L’auteur met beaucoup en avant la poésie. Balzac est partout, omniprésent, comme si ses œuvres avaient directement inspiré ce roman. Des liens se font, et de là naît une histoire fantastique où une peau devient bien plus qu’un objet de convoitises. Il devient urgent de protéger cet objet pas comme les autres, dont les pouvoirs immenses peuvent changer la vie de son possesseur s’il s’avise de ressentir une trop grande faiblesse… Ce roman évoque des sujets tels que le désir, de posséder, dans tous les sens du terme ; l’importance de fouiller dans le fond des choses pour comprendre les fondements même de certains choix ; l’amitié, l’amour et le but de la vie elle-même. C’est une histoire qui prête à réfléchir et qui agit presque comme un thriller à suspense. Les changements de situation sont nombreux, et rien ne se passe jamais comme prévu. Je suis passé de la surprise à l’incompréhension, mais surtout par un profond soulagement en découvrant le dénouement final. En espérant que tout se passera parfaitement, cette fois !

Ma note : 4/5

Vous pouvez retrouver une autre chronique sur le blog Les Demoiselles de Chatillon. Allez jeter un œil sur le site officiel de Gaël Aymon pour découvrir toute son actualité. 😉

Quentin

Blogueur littéraire

A propos de l'Auteur

Chroniques audiovisuelles, escapades culturelles et chroniques littéraires des littératures de l'imaginaire : Science-fiction, Fantasy et Fantastique - SFFF.

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