L’histoire de Stephen King. Une autobiographie de sa vie avant de devenir écrivain, mais aussi avant son accident, qui va survenir en pleine écriture de ce livre. Un combat contre la mort, avec l’écriture et sa famille pour alliés, pour tenter de reprendre le cours de sa vie, pour partager sa passion.

Quand Stephen King se décide à écrire sur son métier et sur sa vie, un brutal accident de la route met en péril l’un et l’autre. Durant sa convalescence, le romancier découvre les liens toujours plus forts entre l’écriture et la vie. Résultat : ce livre hors norme et génial, tout à la fois essai sur la création littéraire et récit autobiographique. Mais plus encore révélation de cette alchimie qu’est l’inspiration.

Une fois encore Stephen King montre qu’il est bien plus qu’un maître du thriller : un immense écrivain.

Albin Michel – 335 pages – 22 euros (broché).

Une réflexion sur l’écriture et sur la vie d’auteur

J’avais déjà eu l’occasion de lire ce livre il y a quelques années déjà. Et je me souviens aussi de mon envie de le relire pour en tirer davantage de conclusions. Il faut dire que cette lecture est riche en enseignement. Au moins autant que lorsque Stephen King parle d’écriture lorsqu’on lui pose des questions à ce sujet.

La première partie permet d’entrer dans la vie du jeune Stephen King. Alors qu’il n’était encore qu’un enfant, vivant dans une situation délicate, avec sa mère, il sait que chacune de ses expériences a façonné sa façon d’être. La seconde partie s’attarde davantage sur l’écriture, sans pour autant entrer dans les détails, comme le font déjà d’autres ouvrages.

Stephen King s’applique à partager des conseils simples et efficaces

Lire beaucoup et écrire beaucoup. Cela paraît simpliste comme explication, et pourtant, voilà la règle numéro une de Stephen King. Au fur et à mesure de son avancée dans le monde de l’écriture, il va lui même recevoir de nombreux conseils, notamment des revues auxquelles il envoie des nouvelles. Un des conseils les plus précieux qu’il ait reçu se résume en une formule : version 2 = version 1 – 10%.

Stephen King le dit et le répète. Il faut élaguer. Tuer les chéries, comme il le dit si bien. Si quelque chose vous plait plus que tout, mais qu’il n’apporte rien à l’histoire, il faut le virer. Il a en horreur le manque d’honnêteté de l’auteur. Si un personnage se met à en insulter un autre, il faut utiliser les premiers mots qui nous viennent à l’esprit, même s’ils sont violents.

Cette lecture, poignante et intéressante, laisse entrevoir les difficultés de Stephen King, notamment ses addictions. On y suit également toute sa convalescence des suites de son accident, où la mort a failli le prendre, à peu de chose près. C’est un moment qui laisse ses traces, et qui en laissera dans ma façon d’écrire.

Ma note : 4,5/5

Quentin Turquet

Blogueur littéraire

A propos de l'Auteur

Des conseils de lecture sur tous sujets. Du développement personnel aux romans de science-fiction. Découvrez ma passion pour la lecture, l'écriture et les expériences extraordinaires, au-delà du paranormal et des rêves lucides !

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