Philosophie

Dieu est un pote à moi, de Cyril Massarotto


Dieu est un pote à moi, de Cyril MassarottoL’un a une barbe de quelques jours, l’autre de millions d’années.

L’un vit sur terre, l’autre dans les nuages.

L’un est vendeur dans un sex-shop, l’autre a un métier qui réclame le don d’ubiquité.

L’un n’a pas beaucoup d’amis, l’autre aimerait parfois se faire oublier d’eux…

Vous ne voyez toujours pas de qui il s’agit ? Et si Dieu avait décidé de faire de vous son meilleur ami ?

Roman : Dieu est un pote à moi
Auteur : Cyril Massarotto
Pages : 234
Éditeur : XO Éditions

Un roman entre légèreté et réflexions humaines

J’ai décidé d’entrecouper ma phase de lecture SFFF pour un roman simple, léger et sans prises de tête. Le format est court, les chapitres concis et le style d’écriture se prête assez bien à une lecture rapide. L’intrigue en elle-même n’est pas aussi recherchée qu’elle aurait pu l’être, ce sont les réflexions qu’amènent l’auteur qui donnent de la profondeur à ce roman.

La première moitié du texte est très décalée et humoristique, c’est assez plaisant de commencer une lecture ainsi. On comprend vite la vie routinière du personnage principal, de son ami et patron, mais également de Dieu. D’autres personnages secondaires feront leur apparition par la suite, mais ils ne sont pas bien nombreux. Côté psychologie, ne vous attendez pas à des protagonistes riches et profonds.

La seconde moitié est nettement plus émotive, pleine de souffrance et de tristesse. On ne s’y attend pas forcément lorsqu’on commence notre lecture, et c’est même très déstabilisant. La simplicité de ce roman nous aide à ressentir au mieux les émotions des personnages. Elles traversent les mots pour parvenir jusqu’à nous sans aucun mal.

J’ai aimé les différentes pensées semées dans ce roman : la croyance de Dieu, la remise en cause des idées préconçues, l’importance donnée aux mots, le bien et le mal, l’amour et le malheur et, bien sûr, l’Homme. La souffrance prend également une part importante à un moment donné, comme une morale contée au personnage principal.

C’est une fiction assez bien menée, pourvu qu’on ne réfléchisse pas trop à la cohérence. Ce n’est pas un roman de philosophie à proprement parlé, mais plus un divertissement qui amène à penser sur la famille et les enfants, sur les drames comme sur l’amour.

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